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Revue de presse
Violences sexuelles dans le cinéma
Jeux dégradants, rapports sexuels non consentis, chantage à l’embauche : dans une enquête en plusieurs épisodes menée par Les Jours, douze femmes témoignent des violences perpétrées par un couple de producteur·ices de cinéma très influent·es.
🎞️ → À lire sur le site du média Les Jours
Un enjeu de communication
La question de l’expulsion des étranger·es sans titre de séjour est, depuis de nombreuses années, une obsession de l’extrême droite. Mais lorsqu’elle est reprise par les médias, sans que ses termes soient analysés, elle alimente la montée en puissance du racisme « au détriment des familles et des individus qui en subissent les conséquences ».
🔍 → Lire l’analyse de Frustration Magazine
Rendre aux enfants…
Les recherches archéologiques récentes portant sur l’art rupestre révèlent que les œuvres ornant de nombreuses grottes étaient en réalité réalisées par des enfants. Des découvertes qui visibilisent l’existence et les vécus d’une classe d’âge souvent occultée dans les études préhistoriques.
👩🏽🔬 → Lire cet article dans Mediapart
Pas si aveugle
La chercheuse et militante Fania Noël livre une critique du show Netflix à succès Love Is Blind, au prisme des études de genre et décoloniales. Même en l’absence de contact visuel, les candidats et surtout les candidates racisé·es s’attachent à performer une version acceptable de leur identité minorisée.
📺 → À retrouver sur le site de Politis
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On regarde
Somebody Somewhere
De retour dans son Kansas natal après la mort d’une de ses sœurs, Sam – une ancienne championne locale de natation et star de la chorale du lycée interprétée par la comédienne et chanteuse Bridget Everett – ne sait ni comment écluser son chagrin, ni quelle place occuper au sein de sa drôle de famille. Dormant comme une invitée de dernière minute sur le canapé de sa sœur décédée, gagnant sa vie dans des boulots barbants ou donnant un coup de main dans la ferme de son père, la quinquagénaire gère son deuil du mieux qu’elle peut, c’est-à-dire assez mal. Mais les choses commencent à changer quand, par l’intermédiaire de Joel, un ancien camarade d’école, elle intègre une chorale queer qui se produit clandestinement dans des églises.
Par-delà l’ode à l’amitié et à l’acceptation de soi, cette série est remarquable par deux aspects : d’abord, elle porte à l’écran, trois saisons durant – et sans que cela soit le sujet principal de la série – des corps gros, vieux, trans, des visages marqués par le handicap ou la maladie. Mais elle refuse également de se laisser enfermer dans des schémas narratifs attendus : Somebody Somewhere montre la vie telle qu’elle va, avec beaucoup d’humour mais sans rebondissements factices ni dénouement grandiloquent. À la fin Sam trouve le chemin de l’apaisement. Et ce n’est même pas un spoiler.

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On (re)lit
La pensée perverse au pouvoir
En décembre dernier déjà, on vous recommandait chaudement de vous intéresser à ce livre, sorte de mode d’emploi du président de la République en place. Dix mois plus tard, on a toujours du mal à comprendre ce qui se passe au sommet de l’État, alors on s’est replongées dedans.
Marc Joly, sociologue ayant enquêté sur les pervers narcissiques, s’est lancé dans cet essai après avoir constaté des similitudes troublantes entre la manière dont les femmes parlaient des hommes qui les manipulaient et les mots employés par les opposant·es politiques à Emmanuel Macron. Il avance l’idée suivante : la perversion est une organisation psychique ayant pour but de faire taire toute contestation. Elle se déploie toujours dans un contexte dans lequel la violence symbolique (misogyne ou sociale) est de moins en mois acceptée et acceptable. Alors, pour imposer leur volonté coûte que coûte, certains hommes (qu’ils soient époux ou président) usent d’une forme d’oppression moins détectable : la manipulation, à savoir dire tout et son contraire en maintenant l’illusion qu’on a toujours raison. L’analyse est culottée, mais étayée d’arguments scientifiques convaincants. Surtout, c’est un élément de réponse troublant à la question : pourquoi allons-nous tous et toutes si mal depuis juin 2024 et la dissolution de l’Assemblée nationale ?

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On soutient
« Ils veulent nous faire taire ? Qu’ils essaient… »
En partenariat avec l’ONG internationale Media Defence, le Fond pour une presse libre récolte de l’argent pour financer la défense des journalistes et des médias indépendants cibles de procédures abusives de la part d’entreprises ou de représentant⋅es politiques. Leur objectif, réunir 200 000 euros avant le 30 octobre 2025.

💰 → Je soutiens cette initiative
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Un glossaire pour tout comprendre
Alors que l’actualité montre à quel point la guerre culturelle qui fait rage est aussi une bataille sémantique, il nous a paru important que La Déferlante propose à ses lecteur·ices des définitions de concepts clés pour appréhender l’époque dans une perspective féministe intersectionnelle. Évars, fake news, fenêtre d’Overton : toutes les définitions sont en accès libre sur notre site internet, qui sera alimenté au fil des numéros pour faciliter la compréhension des concepts mobilisés dans chaque dossier.
🔏 → Retrouvez toutes nos définitions en libre accès
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On y sera
🎉 S’informer à Lille
Ven 17 octobre 2025, à 19h
Bazaar St So, Lille
Ce soir, Marion Pillas, cofondatrice de La Déferlante, animera une table ronde sur le thème « Guerre de l’information, les féministes en première ligne », avec la journaliste Sheerazad Chekaik Chaila, la chercheuse Laura Verquere et Soazic Courbet de la librairie L’Affranchie. La discussion sera suivie d’un DJ set par Adahy.
💥 Autour de Salomé Saqué
Lun 20 octobre 2025, 19h30
MK2 Bibliothèque, Paris 13e
La Déferlante tiendra un stand dans le cadre de la deuxième édition de la masterclass de Salomé Saqué intitulée « Résister en (s)’informant ». Vous y retrouverez nos goodies et nos revues.
🎟️ → Réservations


