Nos ressources à lire et à regarder pour faire le point, ralentir, reprendre des forces.

Alors que la France s’enfonce dans la crise politique, que partout dans le monde l’extrême droite alimente des paniques morales, on partage avec vous des res­sources à lire et à regarder pour faire le point, ralentir, reprendre des forces. Et pourquoi pas, ensuite, repartir au combat ! 

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Publié le 16/10/2025

👩🏼‍🌾 → Somebody Somewhere, 3 saisons de 8 épisodes x 28 minutes. Par Hannah Boss et Paul Thureen. À voir sur la plateforme HBO Max.
👩🏼‍🌾 → Somebody Somewhere, 3 saisons de 8 épisodes x 28 minutes. Par Hannah Boss et Paul Thureen. À voir sur la pla­te­forme HBO Max. 

Découvrez la revue La Déferlante n°19 « S’informer en fémi­nistes », parue en septembre 2025. Consultez le sommaire

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Revue de presse

Violences sexuelles dans le cinéma

Jeux dégra­dants, rapports sexuels non consentis, chantage à l’embauche : dans une enquête en plusieurs épisodes menée par Les Jours, douze femmes témoignent des violences per­pé­trées par un couple de producteur·ices de cinéma très influent·es.

🎞️ → À lire sur le site du média Les Jours

Un enjeu de communication

La question de l’expulsion des étranger·es sans titre de séjour est, depuis de nom­breuses années, une obsession de l’extrême droite. Mais lorsqu’elle est reprise par les médias, sans que ses termes soient analysés, elle alimente la montée en puissance du racisme « au détriment des familles et des individus qui en subissent les consé­quences ».

🔍 → Lire l’analyse de Frustration Magazine

Rendre aux enfants…

Les recherches archéo­lo­giques récentes portant sur l’art rupestre révèlent que les œuvres ornant de nom­breuses grottes étaient en réalité réalisées par des enfants. Des décou­vertes qui visi­bi­lisent l’existence et les vécus d’une classe d’âge souvent occultée dans les études préhistoriques.

👩🏽‍🔬 → Lire cet article dans Mediapart

Pas si aveugle

La cher­cheuse et militante Fania Noël livre une critique du show Netflix à succès Love Is Blind, au prisme des études de genre et déco­lo­niales. Même en l’absence de contact visuel, les candidats et surtout les can­di­dates racisé·es s’attachent à performer une version accep­table de leur identité minorisée.

📺 → À retrouver sur le site de Politis

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On regarde

Somebody Somewhere

De retour dans son Kansas natal après la mort d’une de ses sœurs, Sam – une ancienne cham­pionne locale de natation et star de la chorale du lycée inter­pré­tée par la comé­dienne et chanteuse Bridget Everett  – ne sait ni comment écluser son chagrin, ni quelle place occuper au sein de sa drôle de famille. Dormant comme une invitée de dernière minute sur le canapé de sa sœur décédée, gagnant sa vie dans des boulots barbants ou donnant un coup de main dans la ferme de son père, la quin­qua­gé­naire gère son deuil du mieux qu’elle peut, c’est-à-dire assez mal. Mais les choses com­mencent à changer quand, par l’intermédiaire de Joel, un ancien camarade d’école, elle intègre une chorale queer qui se produit clan­des­ti­ne­ment dans des églises.

Par-delà l’ode à l’amitié et à l’acceptation de soi, cette série est remar­quable par deux aspects : d’abord, elle porte à l’écran, trois saisons durant – et sans que cela soit le sujet principal de la série – des corps gros, vieux, trans, des visages marqués par le handicap ou la maladie. Mais elle refuse également de se laisser enfermer dans des schémas narratifs attendus : Somebody Somewhere montre la vie telle qu’elle va, avec beaucoup d’humour mais sans rebon­dis­se­ments factices ni dénoue­ment gran­di­lo­quent. À la fin Sam trouve le chemin de l’apaisement. Et ce n’est même pas un spoiler.

👩🏼‍🌾 → Somebody Somewhere, 3 saisons de 8 épisodes x 28 minutes. Par Hannah Boss et Paul Thureen. À voir sur la plateforme HBO Max.
👩🏼‍🌾 → Somebody Somewhere, 3 saisons de 8 épisodes x 28 minutes. Par Hannah Boss et Paul Thureen. À voir sur la pla­te­forme HBO Max. 

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On (re)lit

La pensée perverse au pouvoir

En décembre dernier déjà, on vous recom­man­dait chau­de­ment de vous inté­res­ser à ce livre, sorte de mode d’emploi du président de la République en place. Dix mois plus tard, on a toujours du mal à com­prendre ce qui se passe au sommet de l’État, alors on s’est replon­gées dedans.
Marc Joly, socio­logue ayant enquêté sur les pervers nar­cis­siques, s’est lancé dans cet essai après avoir constaté des simi­li­tudes trou­blantes entre la manière dont les femmes parlaient des hommes qui les mani­pu­laient et les mots employés par les opposant·es poli­tiques à Emmanuel Macron. Il avance l’idée suivante : la per­ver­sion est une orga­ni­sa­tion psychique ayant pour but de faire taire toute contes­ta­tion. Elle se déploie toujours dans un contexte dans lequel la violence sym­bo­lique (misogyne ou sociale) est de moins en mois acceptée et accep­table. Alors, pour imposer leur volonté coûte que coûte, certains hommes (qu’ils soient époux ou président) usent d’une forme d’oppression moins détec­table : la mani­pu­la­tion, à savoir dire tout et son contraire en main­te­nant l’illusion qu’on a toujours raison. L’analyse est culottée, mais étayée d’arguments scien­ti­fiques convain­cants. Surtout, c’est un élément de réponse troublant à la question : pourquoi allons-nous tous et toutes si mal depuis juin 2024 et la dis­so­lu­tion de l’Assemblée nationale ?

👑 → Marc Joly, La Pensée perverse au pouvoir, éditions Anamosa, 2024. 20 euros.
👑 → Marc Joly, La Pensée perverse au pouvoir, éditions Anamosa, 2024. 20 euros.

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On soutient

« Ils veulent nous faire taire ? Qu’ils essaient… »

En par­te­na­riat avec l’ONG inter­na­tio­nale Media Defence, le Fond pour une presse libre récolte de l’argent pour financer la défense des jour­na­listes et des médias indé­pen­dants cibles de pro­cé­dures abusives de la part d’entreprises ou de représentant⋅es poli­tiques. Leur objectif, réunir 200 000 euros avant le 30 octobre 2025.

💰 → Je soutiens cette ini­tia­tive

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Un glossaire pour tout comprendre

Alors que l’actualité montre à quel point la guerre cultu­relle qui fait rage est aussi une bataille séman­tique, il nous a paru important que La Déferlante propose à ses lecteur·ices des défi­ni­tions de concepts clés pour appré­hen­der l’époque dans une pers­pec­tive féministe inter­sec­tion­nelle. Évars, fake news, fenêtre d’Overton : toutes les défi­ni­tions sont en accès libre sur notre site internet, qui sera alimenté au fil des numéros pour faciliter la com­pré­hen­sion des concepts mobilisés dans chaque dossier.

🔏 → Retrouvez toutes nos défi­ni­tions en libre accès

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On y sera

🎉 S’informer à Lille

Ven 17 octobre 2025, à 19h
Bazaar St So, Lille

Ce soir, Marion Pillas, cofon­da­trice de La Déferlante, animera une table ronde sur le thème « Guerre de l’information, les fémi­nistes en première ligne », avec la jour­na­liste Sheerazad Chekaik Chaila, la cher­cheuse Laura Verquere et Soazic Courbet de la librairie L’Affranchie. La dis­cus­sion sera suivie d’un DJ set par Adahy.

👉🏼 → Infos et réservations

💥 Autour de Salomé Saqué

Lun 20 octobre 2025, 19h30
MK2 Bibliothèque, Paris 13e

La Déferlante tiendra un stand dans le cadre de la deuxième édition de la mas­ter­class de Salomé Saqué intitulée « Résister en (s)’informant ». Vous y retrou­ve­rez nos goodies et nos revues.

🎟️ → Réservations

S’informer en féministes : face à l’offensive, la contre-attaque

Découvrez la revue La Déferlante n°19 « S’informer en fémi­nistes », parue en septembre 2025. Consultez le sommaire